Nouvelles

Petites nouvelles, puisque la publication est quasi-inexistante dernierement. Encore une fois, les ordinateurs sont sous cle, ne me permettant pas de loader mes articles et photos. Je ne peux donc que croiser les doigts pour avoir acces a un ordinateur a mon prochain auberge, demain. Sinon, je trouverai un cafe internet!

Desole de ne pas etre tres assidu, les articles sont pourtant ecris et attendent seulement leur chance de se voir publies!

Ma mère, l'Autriche, le Dalaï-lama.



Vienne

Arrivés à Vienne, on était encore avec nos amis de Calgary, pour une dernière journée. En plus, en soirée, je rencontrerais ma mère à l'auberge, pour passer quelques jours en Autriche avec elle. J'avais assez hâte de revoir un visage familier! 

Donc, juste avant son arrivée: traditionnelle visite touristique de la ville avec nos amis.. les gros bâtiments, les rues commercantes et pietonnes, etc. Vienne est une ville magnifique, tout est vieux partout, mais bien entretenu. J'ai rarement vu une ville avec autant de musées et de belles voitures. En soirée, on a assisté à un opéra de Wagner, le Hollandais volant, dans une des plus belles salles de la ville.. pour 4 euros. Dès que les billets sont sold out, tu peux aller faire la file derrière le bâtiment. Premier arrivé premier servi, on nous place debout dans le fond de la salle, mais la vue est excellente et le son aussi... au lieu de payer des centaines d'euros, c'est un bon deal!

Le soir j'arrive à l'auberge, et c'est ma mère qui ouvre la porte. On discute, calins, etc. Et elle va au lit, jet lag, pour etre prêts pour la journée du lendemain.

On passe une bonne partie de la journée dans le château de Sissy, et celui de pas mal tous les grands empereurs autrichiens. Le château est superbe. On peut facilement passer une journée complète juste à faire le tours des jardins, du zoo, des labyrinthes, etc. Mais il faut aussi voir l'intérieur, richement décoré, avec une pièce pour chaque occasion..

On finit la journée dans le centre ville, où toute l'action se passe. Visites traditionnelles encore une fois, on se tanne pas à Vienne! La cathédrale de la ville vaut vraiment la visite lorsque le soleil plombe, en fin d'apres-midi.. les vitraux colorent l'intérieur comme je ne l'avais jamais vu. Puis, resto-brasserie avec mes amis de Calgary, dernière fois que je les verrai du voyage, très triste de se séparer après aussi longtemps, mais je compte bien les revoir à mon retour au Québec!


Schladming

Notre court séjour avec ma mère en Autriche s'est entièrement fait en voiture, ce qui faisait pas mal changement de nos trains habituels. Les deux transports ont leurs qualités, leurs défauts, mais ca fait du bien de changer. En voiture, on a pu s'arrêter dans plein de villages en chemin, faire des pauses aux panoramas, se perdre dans les rues secondaires.. c'est beaucoup mieux pour voir le backcountry, et pour voir les montagnes, puisqu'en train, on les traverse habituellement par des tunnels au lieu de les monter. 

Schladming, où on dormait, est un espèce de Whistler, centre de ski hyper touristique en hiver, mais désert en été. Seuls quelques fans de vélos de montagne s'y retrouvent pour descendre les pistes. La ville est belle, petite, mais si on y est allés, c'était pour se rendre au sommet du Planai en téléphérique, à quelques 1900m. La vue est à couper le souffle, très bizarre de marcher dans la neige malgré la chaleur au sommet.. Petite ascension d'un sommet 300m plus haut, puis on repart.


Hallstatt

Encore une fois, avant d'arriver à Hallstatt, on a fait plusieurs petits arrêts en chemin, voir les paysages et les villages.. À Hallstatt, impossible de rester impassible. C'est un des plus jolis villages alpins que j'ai vu. Paisible, au bord d'un lac et entouré de montagne, y'a une raison pourquoi la ville au complet est dans l'UNESCO. Balade en ville, visite des principales attractions et admiration des rues et ruelles, tout ca suivi d'un bon repas et d'une bonne nuit de sommeil... qui fait du bien, après la rando du matin et la marche en ville.


Le lendemain, je visite avec ma mère une formation assez particulière. Une caverne dans laquelle coule de l'eau, qui gèle et crée de géants stalagmites de glace. Certains endroits de la caverne sont recouverts par plusieurs mètres de glace. La visite à moins de zéro degrés est récompensée par des jeux de lumières et de la spéléologie impressionnante, et par la vue qu'on a sur la vallée et le lac de Hallstatt, la caverne n'étant accessible que par téléphérique. 




Salzburg

Dernière ville avec ma mère déjà, faut dire que 5 jours c'est très peu, mais ca ne pouvait pas mieux finir qu'à Salzurg. Ville de musique, de culture, de Mozart (et ils te le rappellent à chaque coin de rue), on manque pas de choses à voir. J'aurai pas le temps de visiter le château, mais au moins j'ai pu voir la vieille ville et m'y promener toute la journée et la soirée avec ma mère. Le lendemain matin c'est les adieux (encore!) et je prend le train vers Berlin.

J'ai adoré de petit bout de voyage, tranquille, mais magnifique, et surtout d'être avec ma mère un peu, ca redonne un deuxième souffle au voyage, mais ca me fait surtout penser à quel point la maison arrive à grands pas!


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Ah, j'oubliais. Petite surprise inattendue en me promenant à Vienne avec ma mère...


Le Dalai-Lama. He bin.





 Je t'aime maman!



La pire crise de l'histoire Europeenne

L'Allemagne, ou plutot les auberges dans lesquelles je dors depuis quelques jours, subit une des pires crises de son histoire. Les ordinateurs, emprisonnes dans des boites en bois, ne permettent pas aux usagers de transferer leurs documents. Cette crise USB se fait ressentir depuis quelques jours deja, obligeant des jeunes blogeurs a attendre avant de poster de nouveaux articles. Articles qui sont, soit dit en passant, deja ecris, et n'attendent qu'a acceder a la gloire sur Internet. Un simple regard sur cette photo de la population Allemande (Une majorite de Nords-coreens se trouvaient dans ce quartier au moment de la photo, pure coincidence) nous fait comprend a quel point la crise est severe.

Pardonnez ce delai! 

En attendant, un peu de serieux, pour les interesses, j'avais peut-etre deja mentionne que je faisais un documentaire sur l'environnement, ou plutot sur la societe, lors de ma derniere session au Cegep, avec des collegues. J'ai mis le tout sur Dailymotion, voici le lien, c'est un bon 20 minutes, il y a deux parties, et on etait bien fiers du resultat, alors si vous avez un peu de temps a tuer, genez vous pas. Et laissez un petit commentaire apres cet article sur ce que vous en pensez, on defend une these dans le documentaire, tout le monde n'est peut etre pas d'accord avec ce qu'on avance.




Bonne journee/soiree!

(Et pour les curieux qui m'ont posé la question, oui, je porte mon carre rouge meme en Europe, ce qui m'attire certainement des regards me prenant pour un communiste ou un neo-nazi, mais ceux qui connaissent la cause, et oui, il y en a qui reconnaissent le symbole meme en Europe,  n'ont que des eloges a faire a l'endroit des Quebecois qui se levent en ce moment contre l'oppression, que je n'ai aucune misere a appeler ainsi)

A tres bientot!

Europe de l'Est (Original comme titre!)



 Après de longues heures de transport, encore une fois accompagnées de paysages super jolis, on arrive à Mostar, en Bosnie Herzegovine. Voyager en Europe, ca donne pas vraiment de choc culturel, tout est tellement moderne et urbain, capitaliste et encadré que, à part pour les différences de langues, des paysages et de l'architecture, c'est pas très différent de Montréal. Pas comme aller en Amérique du Sud, ou en Asie, par exemple. Cependant, l'Europe de l'Est fait exception. On voit rapidement la différence avec la maison..! Il n'y a pas si longtemps, plusieurs de ces pays étaient encore fermés sur le monde, et d'autres, comme la Bosnie, ont dû essuyer des guerres il n'y a même pas 20 ans.


Mostar

Notre auberge (Miran) à Mostar était presque comme une maison d'acceuil, la famille complète du propriétaire vivant avec les voyageurs. C'est définitivement un des auberges les plus chaleureux où j'ai dormi..! Le propriétaire même de l'auberge nous a attendu à la station de train, nous a offert boisson et nourriture, proposé des tours et nous a accompagné pour dîner. Très sympathique! 

Comme on ne faisait que passer, on ne pouvait pas profiter des tours dans les environs de la ville, mais on a au moins pu prendre leur ''War tour'', qui va s'avérer à être un des meilleurs tours du voyage. La guerre de Bosnie, les opposant aux Serbes et aux Croates, pour des raisons d'indépendance, de territoire et de religion, s'est terminée au début des années 90. Tout est donc encore très près.. Surtout que Mostar a été une des villes où les batailles étaient les plus féroces, le front s'étant stationné au beau milieu de la ville. Une rive de la rivière contre l'autre.. Des bagarres surgissent encore entre les deux rives, mais selon notre guide, qui avait environ 13 ans pendant la guerre, les tensions vont en diminuant, et la seule solution est d'oublier le passé et de faire comme lui, regarder la personne avant sa religion et ce qu'on fait ses ancêtres. 

Le tour était très touchant, très personnel. Il nous racontait où il courait sous les snipers pour aller chercher de l'eau, où a famille restait, dans les sous-sols, pendants des mois, où certains membres de sa famille ont été blessés, ou tués.. tout en expliquant le contexte de cette guerre encore toute jeune. On a donc visité avec lui des bâtiments encore abîmés par les balles, remplis de douilles de AK47, certains complètement détruits et d'autres encore munis de sacs de sables où étaient déposés les mitrailleuses. C'est un tour que je recommanderais à tout le monde, qui donne un tout autre aperçu, beaucoup plus exact d'un pays que de rester dans les centres touristiques.


Le tour finissait dans le centre historique de la ville. Longtemps sous le contrôle Ottoman, une majorité de la population est musulmane, expliquant les innombrables minarets dans la ville, d'où sortent des chants en arabe plusieurs fois par jour... ca, c'est assez dépaysant. La ville aussi est comme une petite Turquie, avec plein de marchés de châles, de tapis turcs, d'objets en cuivre.. et de surplus de l'armée. La vieille ville, rénovée en entier après la guerre, est superbe. Le pont, aujourd'hui symbole de l'unité du pays, avait été détruit pendant la guerre par les Croates, mais a été reconstruit et est l'endroit le plus touristique de la ville. Bref, pour une petite ville de Bosnie, ca fait beaucoup de choses à dire, et y'en aurait encore beaucoup..!

Sarajevo

Gros changement avec Mostar, surtout qu'en sortant de la gare, la première chose qu'on peut voir, c'est un gratte ciel hyper moderne. Sarajevo a par contre la même histoire de conquêtes ottomanes et de guerre. Pendant plus de 2 ans, durant cette guerre, elle a été privée de ressources alimentaires, seuls quelques parachutes envoyés par l'ONU et quelques convois armés réussissaient à arriver dans les marchés. Et se rendre à ces marchés était en soi une tâche potentiellement mortelle. Des bombes ont souvent été envoyées volontairement dans les lignes de femmes et d'enfants attendant pour du pain. Un gros musée, établi dans des tunnels sous la ville et l'aéroport, là où une majeure partie des résidents se cachaient pendant la guerre, raconte tout ce qu'il y a à savoir sur la situation de la ville pendant ces quelques années.



Malheureusement, les jours où on y était on été très pluvieux, ce qui a restreint pas mal nos visites. Donc, à part un musée sur l'histoire du pays, plus  particulièrement de la guerre, et un petit tour dans le centre historique, qui était autrefois un très grand marché, à mi-chemin entre l'Europe occidentale et la Turquie, on a pas visité grand chose! Faut dire que de s'effouarer et écouter un film dans l'auberge, veiller autour d'une bière avec une sympathique Australienne et manger de la poutine, avec de la vraie sauce de chez Valentine, gracieuseté de la mère à Marc, c'est aussi pas mal le fun.

Belgrade

La capitale Serbe, où tout est écrit en cyrillique (alphabet russe), inutile de dire que de retrouver les rues, même avec une carte détaillée, c'est pas facile! Je dois dire par contre que j'ai eu un énorme coup de coeur pour cette ville. L'architecture est magnifique, et, contrairement aux dernières villes qu'on a visitées, il n'y a pas seulement un petit centre historique concentré, avec plein de bâtiments modernes autour. C'est plutôt une géante ville de bâtiments historiques, parfois mêlés avec des nouvelles constructions. La ville est extrêmement animée, de jour comme de nuit, ce n'est pas pour rien qu'elle est considérée comme une des villes avec le meilleur nightlife au monde.

 Cathédrales, églises, parcs, musées militaires, musée de Tesla, où on peut essayer ses machines et comprendre son génie, forteresse, musées d'art, jardins, rues piétonnes, bars, clubs... etc.! Y'en a pour vraiment tous les goûts, et tous les âges. En soirée, on est allés profiter de la réputation de la ville. Déjà, en commencant, on a été bienvenus par un gros camion où il suffisait d'appuyer sur un bouton pour recevoir un Coca-cola gratuitement, déclancheant en même temps un appareil photo. Peut-être vais-je me retrouver sur un publicité Serbe, j'ai fait une belle grimace en appuyant..!

  Les amuseurs publics occupent la principale rue piétonne et la musique résonne partout, les bars sont remplis et l'ambiance donne à elle seule le goût de rester plus longtemps. On a passé une bonne partie de la soirée dans un petit bar où était diffusé la finale de Soccer, entre Bayern et Chelsea, qui s'est finie en tirs de barrage. J'ai rarement été aussi excité à la vue d'un match de soccer..!


Budapest

Une autre ville reconnue pour ses party et sa très bonne ambiance, mais aussi pour sa beauté hors du commun. On retouvait là, en plus, nos amis d'Alberta, de qui on s'était séparer quelques jours plus tôt à Dubrovnik. Dès mon arrivée, je suis sous le charme des grandes rues aux bâtiments centenaires, à perte de vue. On finira par profiter en soirée de la sortie prévue par l'auberge, qui en fait à tous les soirs, pour se retrouver dans une cour intérieure transformée en bar de voyageurs, avec un club dans une cave creusée à même le roc où tous les voyageurs sont invités à partager leurs talents. Marc va faire un petit morceau de guitare, d'autres chantent, etc.

Grosse journée le lendemain, qui commence par contre par l'activité la plus relaxe qu'on pourrait faire : aller aux bains thermaux. Budapest a aussi été sous le règne des turcs il y a plusieurs centaines d'années, elle en garde encore plusieurs influences, comme ces bains, et leur bon café. Les bains sont partout dans la ville, mais le complexe le plus connu, où on est allé, est dans un grand bâtiment classique. Les bains et saunas sont soit dehors, soit en dedans, très froids ou très chauds, des masseurs-ses sont sur place et tout est fait de manière à être le plus confortable possible. Faut dire qu'après la soirée qu'on avait eue, ca fait du bien!


Juste après, gros choc, direction les caves (pas de photos disponibles, je vais tenter de contacter une amie qui avait une camera dans les caves!). La ville est construite sur des grandes cavernes naturelles, et la plus longue d'Hongrie est à quelques minutes seulement d'autobus. On s'est donc joint à un guide, avec plusieurs autres jeunes, pour s'aventurer dans les cavernes. C'n'est pas le genre de caverne où on est impressionnés par les grandes salles et les rivières intérieures, loin de là. C'est du rampage entre des blocs, des petits trous dans lesquels on ne pensait même pas passer, des corridors de plusieurs mètres de long où même notre casque se coince entre les rochers trop étroits... bref, claustrophobes s'abstenir. On arrive ensuite dans des petites salles, certaines ayant même servi d'abri pendant la Deuxième guerre. Notre guide, qui a fait la descente près de 4000 fois, explore la cave depuis qu'il est enfant, et a déjà, malgré son jeune âge, leadé des expéditions partout dans le monde. Ca, au moins, c'est rassurant!

En soirée, il faut aller reconduire Megan à la station de train, dur retour pour elle à la maison après 3 mois de voyage, je m'imagine déjà revenir...! Elle nous laisse  avec ses deux autres amis, et on commence la soirée dans un maison de thé style Alice au pays des merveilles, où on doit grimper, passer  dans de vieilles penderies, pour aller de salle en salle. Ensuite, le 3e meilleur bar au monde, selon je ne sais plus trop quel guide, un genre de ramassi de meubles usagés, des tables dans des bains, dans des voitures sciées en deux, avec des salles privées, un peu comme au St-Sulpice... drôle d'endroit!


Après tout ca, j'devais bien au moins voir le centre historique, ce que je fais le lendemain. La ville est aussi bourrée d'histoire, de statues, d'églises et la meilleure vue est définitivement à partir du bord du Danube. Un pont aux airs du pont de Brooklyn traverse le fleuve, avec une vue prenante sur le parlement de Hongrie, bâtiment qui a été beaucoup inspirée de l'abbaye de Westminster. C'est jusqu'à date le plus beau bâtiment que j'ai pu voir dans ma vie, j'aurais adoré pouvoir le visiter. C'est un des plus gros parlements au monde, rempli de détails et d'une couleur qui, au Soleil, change selon les heures de la journée. À vous de vous faire une idée sur le bâtiment. Je finis mon tour en haut de la colline sur l'autre rive, près de la cathédrale St. Matthias, qui est aussi un chef d'oeuvre architectural. 




Bratislava

Je ne m'attendais pas grand chose de cette petite ville, capitale de la Slovaquie, qui a été détruite en grande partie par les russes pendant leur occupation, mais j'ai adoré le temps que j'y ai passé. Un peu comme en Bosnie, le passé de ce pays est assez sombre, mais beaucoup plus au plan idéologique, puisque très peu de sang y a coulé. La ville était au centre des conflits depuis la Deuxième guerre, hésitant entre l'indépendance ou faire partie de la Tchécoslovaquie, tout en ayant aucun pouvoir, n'étant pas assez nombreux. Oscillant d'un camp à l'autre, ils finiront par être indépendants et en très bonne forme, la Slovaquie étant présentement un des pays d'Europe avec la plus grande croissance économique, malgré la crise. Fait intéressant: la fameuse révolution de velours, qu'on attribue à Prague, a en fait commencé à Bratislava.

Comme j'ai écris un peu plus haut, une grande partie du centre historique a été détruit il y a quelques dizaines d'années. Les russes n'avaient besoin que d'une grande capitale pour la Tchécoslovaquie, et ont choisi Prague, transformant Bratislava en ville industrielle. Ce qui reste est par contre suffisant pour apprécier la visite, et comprendre à quel point la ville devait être magnifique avant sa destruction. Un de ses bâtiments les plus connus est assez à l'écart, et vaut la visite, l'église bleue, ou le gros gâteau, ou l'église des Schtroumpfs, selon  certains, est une pièce unique d'architecture qui donne le feeling d'arriver à Disneyland, juste à côté d'un gros bloc de béton gris communiste.

La ville a une très bonne cuisine, très grasse et riche, ainsi qu'une bonne bière locale. Ce sont de féroces compétiteurs au hockey, et comme les Stastny y sont originaires, tout le monde là-bas connait Québec, et sont toujours extrêmement fiers quand ils battent le Canada au hockey. Je fini la soirée dans un restaurant de nourriture traditionnelle, puis dans un bar appelé le KGB, avec statues de Staline et drapeaux de l'URSS (spécial pour un pays autrefois en occupation..!), pour m'en aller le lendemain à Vienne, où je vais rencontrer ma mère et traverser l'Autriche en voiture avec elle.


Sur l'Adriatique

Ljubljana

Se rendre à Ljubljana (La capitale de la Slovénie), en bus et en train, est une visite en soi. Les montagnes sont partout où on pose le regard, et sont couvertes de neige. C'est un des plus beaux chemins panoramiques qu'on a fait à date, qui ne sera battu que quelques jours plus tard en Croatie.. j'y reviendrai.

Rendus dans notre auberge, on s'est installés et on s'est rapidement fait invités à sortir dans la ville par un américain qui était là pour faire de l'escalade. Il devait rejoindre une de ses connaissances dans un bar pour planifier sa sortie d'escalade du lendemain. On a donc passé la soirée avec eux, profitant du prix extrêmement bas des bières dans le premier pays qu'on visitait en Europe de l'Est et parlant d'escalade, ce qui m'a valu une invitation que je n'ai pas pu refuser : aller grimper avec eux le lendemain.. ils avaient même tout ce qui fallait pur m'équiper. Cadeau qui tombe du ciel! On a donc passé la journée ensemble pendant que Marc et Vincent visitaient la ville. La paroi était très belle, avec une vue sur la vallée et la ville au loin, et elle était surtout déserte, puisque seuls les locaux semblent connaître le spot. Après quelques montées, j'ai même pu faire ma première ascension en premier de cordée à vie (grimper et accrocher soi-même ses fixations. Au moins c'était pas du traditionnel, mais du sportif, les boulons sont donc déjà installés et je n'ai pas à chercher où me fixer.). Expérience trippante, stressante et qui donne le vrai feeling de l'escalade, même si c'est presque rien, faut commencer quelque part!

Pour ce qui est de la ville, elle est magnifique. Paisible surtout. Il n'y a pas beaucoup de touristes et la rivière qui traverse la ville est longée de grands arbres. Un château domine la ville et tout est accessible en quelques minutes de marche. C'est un des mes gros coup de coeur du voyage à date, et je vais définitivement retourner la visiter ainsi que les autres villes slovènes. Le soir, la rue déborde de jeunes, bière à la main, dans une ambiance calme, mais festive. On a même fait un tour dans un bar dans une cave, rempli de squelettes et de tombeaux.. drôle d'ambiance. Un grand marché offre des supers prix sur les fruits et légumes, et on commence à sentir de plus en plus un changement dans l'architecture, qui est de moins en moins semblable à ce qu'on a eu ailleurs en Europe.. Bref, une super place à visiter!

Zagreb

Dernière ville avec Vincent... déjà! Très belle ville pour finir tout ca. On a retrouvé là, en plus, une amie albertaine qu'on avait rencontrée à Florence. Elle aussi etait partie pour plusieurs mois en Europe, et elle aussi était accompagnée par 3 de ses amis qui venaient tout juste d'arriver pour la voir. Elle les quittait par contre après quelques jours, n'ayant pas le même itinéraire. Elle s'est jointe à nous pour quelques jours et nous accompagnera jusqu'à ce qu'on quitte la Croatie.

À Zagreb, il y a plein de musées intéressants, que nous ne visitons plus vraiment, pas qu'on fait une overdose, mais surtout qu'on se tourne maintenant plus vers des visites différentes, pour faire changement surtout. On a donc visité à la place le Musée des ''broken relationship''. N'importe qui est le bienvenu à laisser un objet qui représente quelque chose dans son ancienne relation, avec une histoire pour l'expliquer.. C'est assez spécial, passer d'histoires super tristes à d'autres surtout amusantes, genre une hache qui a servi à réduire en miettes tous les meubles d'une personne qui trompait son chum.

La ville est très belle, très propre, et se visite super bien. C'est un grand centre urbain, mais la ville garde quand même un certain charme qui fait presque médiéval, avec des rues longées de maisons miniatures, en bois et en pierres, juste à côté de grands bâtiments du 17-18e siècle. Faut dire qu'après être allés dans un bar appelé ''Tolkien's house'', décoré jusqu'au plafond avec des objets du Seigneur des Anneaux, ca met dans une ambiance digne du Moyen-âge.

Zagreb est souvent oubliée par les visiteurs qui vont en Croatie, et je peux comprendre, puisqu'elle n'a rien à voir avec les petites villes aux allures grecques qu'on retrouve partout ailleurs en Croatie, mais elle vaut vraiment la peine d'être vue!

Après un souper passé avec une Montréalaise de notre auberge, direction Plitvice, un des plus jolis parcs nationaux du pays.


Plitvice

On a seulement passé un apres-midi à visiter les lacs, mais l'endroit aurait mérité d'être vu plus longtemps. C'est l'endroit parfait pour faire un pique-nique ou juste relaxer en regardant le paysage.

Plitvice, en gros, c'est une série de lacs en escaliers, qui sont connectés les uns aux autres par des chutes. Ce qui rend le tout encore plus joli, c'est le fait que l'eau coule directement dans la foret, donnant le feeling que l'endroit est complètement inondé. Les chemins en bois, sortes de petits ponts, aménagés sur l'eau, permettent de voir le tout de très près. Je n'ai pas été surpris lorsque j'ai appris que le lieu était classé patrimoine mondial par l'UNESCO.

Après avoir fait le tour des lacs, des chutes et des quelques caves, il faut par contre déjà repartir dans un long train de nuit à direction de Split...




Split

Le ''vrai'' feeling croate se fait sentir dès mon arrivée dans la ville. Il fait beau, chaud, et tout et trop clair. Le centre historique de Split est construit à l'intérieur même d'un ancien palais romain, un des plus grands et des mieux préservés. Les ruelles sont comme un grand labyrinthe et, sans avertir, on tombe sur une grande église, une tour plusieurs fois centenaire, ou sur une partie de l'ancien rempart. Autre visite notable de la ville, souvent la principale raison pourquoi les gens se déplacent jusque là, c'est la plage. Ou plutot les plages. Plusieurs plages se trouvent à quelques minutes de marche à peine de la ville, mais les plus belles nécessitent de se rendre soit en bateau, soit en voiture.




Brac

Comme la température ne nous permet pas de trop bouger, la décision d'aller à la plage n'est pas difficile à prendre. Encore accompagnés de notre amie albertaine, Megan, on s'est rendus à une plage sur une île avoisinante, en bateau. La plage est comme un long bras de sable qui s'étend dans la mer, entourée de montagnes. L'eau n'est pas très chaude, mais juste pour la vue, ca vaut le déplacement. Il y a là-bas plusieurs kite-surfer, de la planche à voile à profusion et des locations de toutes sortes d'embarcations. Le tour d'autobus pour se rendre à la plage est aussi une très belle visite du ''countryside'' de l'île.

Dubrovnik

Destination touristique numéro 1 dans la région, et ca parrait. Dès notre arrivée dans la petite baie de Dubrovnik, on est acceuillis par un paquebot de croisière gigantesque, et ce n'était que le premier de plusieurs autres qu'on allait voir pendant nos quelques jours en ville. S'il y a des foules de touristes, par contre, c'est parce qu'il y a quelque chose à voir. Et elle vaut la peine d'être vue. Le centre historique est confiné dans d'épaisses murailles, sur le bord de la mer. À l'intérieur, tout est beau et propre. Contrairement à Split, le centre n'est pas labyrinthique, plutôt logique même, mais comme tout est construit à flanc de colline, certaines rues mènent à des interminables escaliers, tandis que d'autres mènent à la place centrale, près d'une elle cathédrale en pierres. L'ancien port de la ville est accessible via des portails creusés à même les murailles. C'n'est pas pour rien qu'il y a autant de touristes! Visite notable (et la seule qu'on a faite dans la ville) : Marcher sur les remparts. Prévoir eau et casquette..! La visite nous permet de faire le tour de la ville, de voir le paysage qui nous entoure et, surtout, de voir la ville, de haut. Impossible de ne pas apprécier. Le soir, tout est illuminé, et on peut même aller marcher sur les gros rochers percutés par les vagues, à l'extérieur des murs.

Pour fuir des touristes, et profiter d'un endroit complètement différent, on s'est dirigés vers l'île de Lokrum, à même pas 15 minutes de bateau. Le copain de Megan, qu'on avait rencontré à Zagreb, s'est aussi joint à nous. Île remplie d'histoire et de légendes puisque Richard Coeur de Lion s'y serait supposément échoué en revenant d'une croisade, ou un truc du genre! Un ancien empereur y a aussi construit un palais et des jardins. Le tout n'est plus que des ruines. Il y a aussi introduit des paons, qui se promènent maintenant en liberté partout sur l'île. Ce qui nous a attiré là-bas, par contre, c'est la ''mer morte''. Un petit lac autrefois connecté à la mer, extrêmement salé où on peut nager jusque dans une caverne. L'eau est plus chaude que normalement, et le tout est entouré de falaises qu'on peut grimper, et d'où on peut sauter dans le lac profond. Il y a même une corde attachée a un arbre sur laquelle on peut se hisser à bout de bras.

C'était bien de voyager quelques jours en compagnie de nos 2 amis, de cuisiner tous ensembles et passer nos journées en gang. Il faut par contre les laisser et se dire au revoir, planifier des retrouvailles quelque part au Canada. On apprendra par la suite qu'on a de fortes chances de les revoir quelques jours plus tard, à Budapest.



Kotor

Kotor est considérée comme la perle du Montenegro, une grande baie, bordée de grandes montagnes sombres, ayant donner le nom au pays. Près de la frontière croate, on avait pas le choix de faire un petit détour pour voir ca. C'est avec un peu de déception, malgré les paysages époustouflants qu'on a vus sur le chemin pour s'y rendre, qu'on arrive, au beau milieu d'un déluge. Détrempés, c'est une bonne occasion de relaxer à l'auberge, de commencer à faire mes réservations pour mes prochains auberges.

Par chance, le lendemain, il ne pleut plus, ce qui nous laisse la matinée pour faire le tour de la ville est de grimper la montagne à côté de la ville, pour avoir une vue sur la baie et l'ancienne forteresse au sommet. La ville est belle, encore une fois entourée d'un rempart. Petites rues, magasins, restaurants, rien d'exceptionnel, mais ce n'est pas pour cela qu'on s'est déplacé jusque là. On s'y sent déjà pas mal plus en Europe de l'est, avec quelques bâtiments où tout est écrit en cyrillique.

La montagne, elle, par contre, est exceptionnelle. Environ 300m de montée pour être au sommet de la forteresse, récompensés par une vue débile sur toute la baie, la ville, et les montagnes autour. On peut même s'aventurer sur les murs en ruines, dans les anciennes habitations et relaxer au sommet, en regrettant qu'il ne fasse pas Soleil, mais en étant soulagés que la pluie se soit arrêtée, nous permettant de voir le paysage. Définitivement un coup de coeur, qui me donne le goût de voir le Montenegro plus en profondeur.




Prochain arrêt, un pays que je ne pensais jamais visiter de ma vie. Un pays magnifique rempli d'histoire et de douleurs récentes: la Bosnie Herzégovine.